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Nous voulons contrôler « Qui nous sommes » comme si notre identité était un repère fiable qui nous permet d’avancer dans la vie, de nous construire, et d’installer une sécurité d’existence.

 

Aujourd’hui, un patient m’a dit, -Alors que je lui proposais d’exprimer sa colère face à une personne qui lui pose un problème-,

- «  Mais ce n’est pas ma nature ! »

En effet, se mettre en colère, et s’exprimer sans retenue, cela n’est pas sa nature. (Ou en tout cas, ce qu’il croit être sa nature…)

Comme si la « Nature » d’une personne était une sorte de boîte, de principe, de carcan, dans lequel on se glisse ou on s’enferme pour éviter de se déplaire à « Soi-même », d’avoir une mauvaise image de "qui on croit être", ou tout simplement de déplaire aux autres.

 

Que se passe-t-il quand on lâche l’idée d’avoir une nature bien définie, une nature que l’on se doit de maintenir toute la journée, jour après jours… toute sa vie. Ce qui est bien fatiguant, à force.

 

Maintenir ce que l'on croit être sa nature, revient à se maintenir dans une identité définie.

 

Quand on se retrouve bloqué ainsi dans une idée, on ne peut pas expérimenter les multiples facettes de la vie et de notre être. Nous nous rigidifions, nous nous empêchons, pour faire bonne figure (pour limiter les risques de ne pas s’aimer, ne pas être aimé… par exemple), et on se retrouve toujours coincés dans les mêmes schémas, dans des rituels répétitifs, sortes de cercles vicieux qui nous mènent toujours dans les mêmes souffrances. Par exemple : Penser que sa nature est d’être doux et bon en se retenant de s’exprimer pour se défendre face aux agresseurs (et ils ne manquent pas dans notre monde) crée en général un rôle de victime… dont il sera difficile de s’échapper. Penser que sa nature est ….d’être vivant, nous permettra de surfer dans la vie, quelque soit ce qui se présente à nous. (Ce qui est déjà plus confortable).

 

Mais alors que peut être notre véritable nature ?

Pouvons nous le savoir ?

Avons nous une nature ? Ou croyons nous en avoir une ? 

N’en avons nous pas ?

Ou ni l’un ni l’autre ?

 

Pouvons nous nous laisser faire par la vie ? 

Nous laisser surprendre par ce qui se présente à nous,

Pouvons nous nous laisser surprendre par nous-même, oublier les a priori, les JE DOIS, JE NE DOIS PAS, IL FAUT, IL NE FAUT PAS…?

Se laisser être spontané, fluide…

Danser avec la vie, nager dans la rivière, et

S’autoriser à ne plus savoir « Qui on est ».

 

Comment se libérer d’une identité réductrice et sentir la lumière, l’énergie fluctuante de la vie ?

Comment lâcher, abandonner, cette partie de nous qui veut être comme ceci ou comme cela ?

Comment se défaire de celui, celle (toujours en nous) qui veut que la vie soit à l’idée qu’il/qu'elle s’en fait ?

 

Apprendre à respirer, souffler, prendre le temps de regarder ses mécanismes de protections qui ont été construits depuis notre enfance…

Les voir et les laisser disparaître pour cueillir ce qui reste : ETRE SOI.

 

A bientôt.

Véronique AUBIN


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