Empathie, sympathie, ou Perspective de l’observateur extérieur,  

comment Changer de point de vue,

pour cesser d’être une éponge et aider au mieux son prochain. 

 

      Ressentir les peines des autres, c'est ce qui fait de nous de étres humains, mais quand on se retrouve submergés, cela devient toxique. Comment garder sa sensibilité tout en demeurant serein ? 

Voici quelques définitions pour mieux comprendre comment changer de point de vue. 

 

 

L’empathie 

(du grec ancien ἐν, dans, à l'intérieur et πάθoς, souffrance, ce qui est éprouvé).

Je souligne ici l'idée "d'intérieur", car c'est bien à l'interieur de moi que je vais éprouver la souffrance de l'autre. Je suis comme fusionné avec l'autre, avec ses peines, je suis "à sa place". Notez la différence entre "Je suis à sa place" et "Je me mets à sa place", comme si l'on ne choisissais pas la place où l'on voulait être. 

Je suis décentré et cela peut me mener à des actions liées à ma survie. En d'autre terme, je suis une éponge et je souffre de la souffrance des autres (qui résonne, reveille la mienne). Je peux en arriver à m'enfermer dans mon monde pour ne plus ressentir, ou à me blinder (Le corps sera plus rigide, plus fermé, il se pourrait qu'il y ait une sorte de bouclier musculaire dans le ventre, par exemple). 

 

Nous entrons en résonance de manière spontanée, inconsciente. L’empathie devient sympathie lorsque, à partir de ce que nous avons perçu nous avons envie de répondre, d’aider de soulager, de consoler… 

 

Sympathie

Le mot est dérivé du grec συμπάθεια (sympatheia), du grec ancien σύν (sýn) qui signifie ensemble et de πάθος (pathos) passion, en l'occurrence la souffrance (de πάσχω - pascho, « être affecté par, à souffrir »), d'où le sens originel de « compassion » ou « condoléance » que le mot a encore de nos jours en anglais par exemple. 

 

Je souligne ici le mot : "Ensemble"

L'idée de sympathie est celle de participation, lien, concordance, communication.

Comme le marque le Larousse : "Sympathie. 1) Faculté de participer aux peines et aux joies des autres. 2) Sentiment instinctif d'attraction à l'égard de quelqu'un. 3) Rapport de concordance de certaines choses entre elles." Sympathie psychologique, sympathie morale et sociale, sympathie universelle (cosmique).

 

Dans la notion de sympathie, nous ne sommes pas décentrés comme dans l’empathie, nous ne sommes pas « à la place de l’autre », nous demeurons à notre place mais nous sommes mêlés à sa souffrance, nos peines résonnent ensemble, ce qui peut parfois nous amener à soulager l’autre pour se soulager soi-même de la souffrance générée par la souffrance de l’autre. (Si l’autre va mieux, j’irais mieux).

 

Comment aider l'autre sans être entremelé dans sa souffrance  ?

Sans cesser d'être sympathique :),

sans cesser d'être sensible... et tout en restant soi même ? 

 

La perspective de l’observateur extérieur :

Il s’agit ici, non pas d'être ou de se mettre à la place de l’autre et reconnaitre ses failles, ses blessures ou son ignorance et de ressentir le besoin d’aller à sa rencontre, d’aller l’aider mais de pouvoir l’imaginer, de se le représenter de l’extérieur et adopter un point de vue qui n’est ni le sien, ni le notre. Ce que le philosophe Adam Smith (milieu du 18ème siècle) appelait dans une théorie des sentiments moraux, La perspective de l’observateur extérieur : Pouvoir consciemment se représenter la situation de l’autre et notre situation par rapport à l’autre à partir du point de vue d’un observateur extérieur, imaginaire qui nous permet de déterminer la meilleur façon dont nous pourrions apporter de l’aide. 

C’est à dire trouver le moyen de l’aider en le laissant agir de la manière la plus autonome possible. 

 

C’est le travail que je propose :  Apprendre à changer de perspective, se positionner autrement pour voir de plus haut, ouvrir plus largement notre conscience pour nous éléver au dessus de la souffrance, la nôtre comme celle de l'autre, pendant un moment, et examiner la situation d’un point de vu extérieur, pour à la fois pouvoir aider l’autre à devenir autonome, et pour s’aider soi-même lorsque nous entrons en résonance avec les problèmes des autres, - ce que nous appelons dans le langage courant : Être une éponge - 

 

Inspiré librement de  « Lire les corps» de jean-Claude Ameisen,

de Wikipédia...

et du travail que je propose depuis plus de 15 ans. :)

 


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